
|
Cliquez sur les images pour agrandir |
|
L’agriculture aujourd’hui à Saint Pierre d’alvey |
|
La principale activité agricole de Saint Pierre d’Alvey est l’élevage laitier. Un quart du lait produit en Savoie vient de l’avant pays Savoyard. Ici, le lait est transformé par la coopérative laitière de Yenne essentiellement en tomme de Savoie et aussi en fameux gruyère appelé “dent du chat”. La surface de pâturage nécessitée par bovin est d’environ 1,5 hectare, pour satisfaire aux exigences de qualité du lait produit. Ici, comme ailleurs en Savoie, 90% des terres agricoles sont en herbe. Celles autrefois productrices de céréales, blé, puis maïs, sont de plus en plus destinées à la production du foin nécessaire pour nourrir le bétail l’hiver. Le métier se spécialise. Dire qu’autrefois, le blé de Saint Pierre d’Alvey servait de référence pour la région. On trouve toutefois encore un peu de maïs ou de blé destinés à l’élevage.
Le nombre d’exploitants diminue, mais le total de têtes de bétail reste sensiblement constant pour une production laitière qui a augmenté. La surface de terres agricoles se trouve légèrement réduite par l’urbanisation et quelques friches dans les secteurs les plus difficiles. Le nombre de têtes de bétail par exploitation a donc considérablement augmenté, aux Montbéliardes laitières et aux génisses viennent s’ajouter quelques Charolaises pour l’embouche. Un excellent rapport sur Novalaise fait par la chambre d’Agriculture de Savoie en 2003 donne une idée chiffrée de ce qui se passe ici.
Sans être aussi rudes qu’autrefois, les travaux agricoles ne sont pas moins contraignants. Les laitières sont traites deux fois par jour, mais cette opération mécanisée nécessite l’intervention humaine. Il faut s’occuper des génisses, des veaux et de la reproduction du troupeau. L’hiver, les bêtes restent en étable. Dès le printemps, les troupeaux sont menés en champ; il faut les changer souvent de pâture pour laisser repousser l’herbe. Ceci oblige souvent à un transport par bétaillère et à déplacer les clôtures électriques. Les chemins d’accès, les prairies et leurs abords sont nettoyées avec soin, ronces, orties et bois mort sont enlevés. L’Avant Pays Savoyard est humide et l’herbe pousse bien, ce qui permet généralement plusieurs récoltes de foin; le tout est de trouver le créneau suffisamment ensoleillé pour que ça sèche. Les machines agricoles de plus en plus grosses permettent de mener rapidement à bien l’opération. Eh oui, le métier se modernise à grands pas, et l’informatique envahit peu à peu tous les domaines: |
|
après la gestion, c’est le suivi génétique de la reproduction des troupeaux ou le traçage de l’activité de chaque bête par des podomètres radio-émetteurs... Saint Pierre d’Alvey est donc bien une commune à vocation agricole, et son territoire en est empreint: au printemps, l’odeur des brûlis et du lisier répandu dans les prés comme engrais sonne le glas de l’hiver. Les prairies et les chemins sont entretenus, des vaches paissent dans les pâturages sous l’oeil jaloux du taureau . Le pays bourdonne d’une activité fébrile lorsqu’arrive la période des foins ou des moissons. En toute saison, on entend passer le camion ramassant le lait qui sera conditionné en excellents produits par la coopérative de Yenne. En période d’orage, on est (à moitié) rassurés par le tir des fusées anti-grêle... Bien sûr, il y a quelques contraintes comme prendre patience lorsqu’on est derrière un tracteur, un gros engin ou un troupeau qui rentre à l’étable pour la traite. Un champ vide ne signifie pas qu’il est inexploité: il convient de respecter clôtures, cultures, de ne pas encombrer les chemins avec son véhicule, de ne pas cueillir inconsidérément fruits, noix ou châtaignes... ...mais c’est bien peu de contraintes en regard du plaisir d’habiter dans cette belle ampagne et d’y avoir des amis... |
|
PHG et FR avril 2009 |
|
Suite... |