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En hommage à René COTTAREL... |
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Le samedi 24 avril 2010, une foule de parents, voisins, amis était réunie à l’église autour du cercueil de René COTTAREL. Tous tenaient à accompagner cet homme méritant jusqu’à sa dernière demeure. René COTTAREL, né le 2 janvier 1918 à ST PIERRE d’ALVEY fut maire de cette commune durant 24 ans et a largement contribué à son évolution. Né d’une modeste famille d’agriculteurs de st Pierre, son père François avait déjà occupé le siège de premier magistrat de la commune pendant 15 ans, et c’est naturellement que René s’intéresse aux affaires communales d’abord en tant que conseiller municipal puis en tant que maire du 24 mars 1965 au 17 mars 1989. Il avait terminé son service militaire, mais quand la guerre est déclarée, il est remobilisé dans l’infanterie de Savoie, où il servit en tant que voltigeur. Affecté au fort du Lavoir ce repaire de Haute Maurienne sur le front Italien, il vécut des moments difficiles “ dans le froid et l’humidité et ne voyant jamais le soleil ” disait-il. En mars 1945, il fut chargé d’accueillir les prisonniers Français revenant d’Allemagne arrivant à la gare de CHAMBERY et de les accompagner à leur domicile. Il racontait volontiers la fête qu’engendrait ce retour dans la famille, mais quelquefois l’accueil n’était pas à la hauteur des espérances du prisonnier, en 4 ans d’absence, la place avait été prise !. Après la guerre, cet homme de valeur met son talent et ses compétences au service de la commune. Il sera réélu régulièrement durant 4 mandats de 6 ans. Son mandat a été marqué par l’adduction d’eau communale et par l’arrivée du téléphone, grands événements !.Certes ces grands chambardements auraient vu le jour à un moment ou à un autre…
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Plus tard, mais grâce à la pondération, au savoir faire, à l’opiniâtreté de René COTTAREL, ces opérations ont pu voir le jour rapidement, sans conflits, et pour la satisfaction de l’ensemble des administrés. Au XXIe siècle, il est difficile d’imaginer les difficultés qu’engendraient la pénurie d’eau pour le chef d’exploitation, la mère de famille, le bétail. Dans certaines amilles, l’eau n’était même pas disponible au robinet dans la cour ! Les corvées d’eau représentaient une grande préoccupation : il fallait aller au ruisseau ou à la fontaine avec des seaux, conduire les bêtes à l’abreuvoir et quelquefois casser la glace!. Revenons sur cet épisode de la vie de ST PIERRE et de l’œuvre de son maire. Le 6 octobre 1966, un article paraissait sur le Dauphiné intitulé “ plusieurs villages privés d’eau à ST PIERRE ”.
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